Fourmi ou papillon?

Cette semaine, j’ai un peu lâché ITyPA… Le droit de ne rien faire, j’en ai profité! Bref, j’ai pris un peu du recul dont j’avais besoin.

J’ai appris avec ITyPA à affiner ma veille (notamment à partir de mes listes twitter et Google Reader). La récupération automatique des flux RSS fait gagner beaucoup de temps. J’ai aussi appris à faire de la curation sur ScoopIt que je partage…. sur Twitter. Bref, un peu l’impression de tourner en rond.

Et voilà que je reçois un tweet « Ça fait plusieurs jours qu’on balance les mêmes liens, un topic commun, ca serait pas mal, non ? »

Partager un même topic, je demande pas mieux, mais où? Sur ScoopIt? Il faut passer à la version premium pour pouvoir veiller à plusieurs. Je crois que c’était une des questions posées lors d’une des visio-conférences et que c’est resté plus ou moins sans réponse.

Et utiliser les réseaux sociaux faisait partie du jeu d’ITyPA. Mais voilà, on finit tous par re-balancer les mêmes liens qu’on récupère tous dans nos tweets qu’on re-balance, etc, etc… D’un autre côté, re-balancer des liens permet de toucher les contacts des contacts de mes contacts et d’avoir une plus grande diffusion, et c’est le but des réseaux sociaux, non?

Avec ITyPA, je me suis un peu (beaucoup?) concentrée sur la curation et j’ai l’impression de m’être un peu transformée en fourmi: j’apporte ma pierre à l’édifice ITyPA par petits bouts, certes avec un certain sentiment d’efficacité, mais aussi avec le sentiment d’avoir perdu quelque chose.

800px-Vanessa_atalanta

Quelque part, je regrette le temps où je ressemblais plus à un papillon.  Quand je me posai de page en page web et où le miracle de la découverte d’une pépite en amène une autre. J’ai un peu oublié la magie de la sérendipité. Alors cette semaine j’ai décidé de n’être que papillon…

Et la semaine prochaine, je deviendrai … fourillon?

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3 commentaires pour Fourmi ou papillon?

  1. Arnaud dit :

    Bonjour,
    Je ne participe pas au Mooc, mais je regarde ce qui s’y fait, de plus ou moins loin. Bref, je me permets de réfléchir ici à haute voix, votre article m’ayant amené à me poser des questions, qui vont un peu au delà, mais j’imagine que c’est bon signe. Accessoirement, je m’inclus dans cette remise en question (entendre « ne pas y voir un procès ») puisque je cible non seulement ce Mooc, mais aussi plus généralement nos usages numériques.

    J’ai l’impression qu’on fait plus circuler de l’information qu’on en crée finalement, et c’est dommage. Je vois bien l’intérêt des réseaux et communautés (et je crois vraiment à leurs potentiels), mais finalement « on » croule sous le contenu (quand il y en a vraiment), qui arrive sous diverses formes et moyens (dont la pertinence est à réfléchir je crois), et sous les discussions plus orientées « social » (avec une grosse composante de « phatique »), qu’on a plus le temps pour un véritable expérience cognitive à plusieurs, l’importance accordée aux outils et au social l’emportant, et l’infobésité s’installant. Les espaces de réflexions (les blogs des différents participants au mooc pour y revenir) sont éparpillés (je trouve le forum assez sous-exploité), les gens réfléchissent de leur côté en réinventant parfois la roue, y allant de leur « bravo » ou à peine plus sur celui des autres, en retweetant les liens sans finalement faire avancer la réflexion, des vecteurs de l’information, qui sont plus affairé à se demander comment transmettre un lien, plutôt que de s’y plonger, de se demander pourquoi le rediffuser à ses contacts (qui pour la plupart l’ont déjà vu, l’information boucle), pourquoi ce lien et pas un autre, de réagir, de le commenter, de le nourrir finalement pour créer une émulation et une « plus-value » informative, ce que je n’ai pas réussi à entrevoir au début du Mooc et qui m’a rebuté.

    Les interventions hebdomadaires, sous-forme de visio-conf (ce n’est peut-être pas le mot approprié), sont plus pour moi une vitrine technologie au service de… pas grand chose, les intervenants ont beaucoup (mais pas que🙂 ) jonglé avec ce que j’estimais des évidences (Est-ce pour rester accessibles ? Par négligence concernant ce que je pointe ? Parce que c’est finalement aussi dans l’air du temps d’utiliser les réseaux dans cet optique virale, « commerciale », et non constructive, et qu’il est difficile d’y échapper ?), la forme l’emportant sur le fond, même si la forme, je l’accorde, peut devenir objet d’étude. Dans ce cas il faudrait creuser plus non ? Je trouve ça dommage d’en rester là.

    Parce que tout n’est pas noir, bravo (je suis plutôt « admiratif » concernant l’investissement) quand même, pour l’énergie et le temps que vous y mettez (pas que vous hein, tous), et pour le résultat aussi, j’ose penser que tout le monde s’en tirera grandi, individuellement.

    Arnaud

  2. Bonsoir,
    C’est ça, la fatigue des réseaux sociaux. Réaliser qu’on traîne toujours les mêmes choses, les mêmes gens, derrière soi, et que même si elle est grande, il y a bien une bulle, et qu’on est dedans. J’ai apprécié aussi le commentaire d’Arnaud, qui ne voit toutefois qu’une partie des productions réalisées par les participants au Mooc. Ces productions ne sont pas toutes visibles, elles sont dans l’incubateur, et serons bientôt prêtes. Là se situera à mon avis, encore plus que dans les réflexions personnelles, la véritable plus-value du Mooc.
    J’ai été très frappée par un billet de Stephen Downes qui suggère d’évaluer les étudiants (mais je crois qu’on pourrait étendre ça à tous les apprenants engagés dans un parcours de formation pour lequel ils souhaitent une validation) non sur ce qu’ils ont accumulé, mais sur ce qu’ils ont produit pour la communauté : http://halfanhour.blogspot.ca/2012/08/new-forms-of-assessment-measuring-what.html
    Je suis convaincue que cette option est cohérente avec la finalité des cMoocs. C’est un nouveau chantier pour les Moocs à venir, côté animateurs. C’est tellement vrai que certains des participants à ITyPA n’ont pas attendu de consignes et se sont lancés dans de la production de biens communs. Bravo à eux, on va suivre leur exemple.

    • Arnaud dit :

      Oui Christine, je suis bien conscient que je ne peux pas tout voir, parce que tout n’est pas visible, et parce que je ne suis pas complétement « entré dans la danse ». Et pour nuancer mes propos, je dois aussi dire que j’ai une pratique quotidienne du numérique (de part mes activités professionnelle et extraprof.) et que du coup je n’ai plus trop le plaisir de la découverte de ce côté. Mais mon scepticisme allait un peu au delà, et ne portait pas je crois sur la production ou non (je suis convaincu que des choses se créent), mais plutôt sur le côté réflexif, dans son sens premier, méta, de retour sur soi-même. Je pense que vous êtes plus « malins » que ce que je m’étais mis en tête et que ce travail va être fait avec la fin du Mooc qui arrive mais quand même, je tenais à l’exprimer, cette impression de manque de travail de fond.

      Merci d’avoir pris le temps de lire & répondre en tout cas.
      Arnaud

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