Se sentir chez soi, mais garder la porte ouverte…

Cette semaine sur itypa, on parle d’identité numérique, sujet qui ne me passionne pas vraiment. N’ayant rien à cacher, rien à vendre, ni à acheter, je me fiche un peu des traces que je laisse sur internet. Mais je regarde l’intervention avec Louisee Merzeau et là finalement, on ne nous parle pas vraiment d’identité numérique, liée à l’image de soi que l’on donne sur internet, mais on nous parle de présence numérique, d’habiter un lieu, voire plusieurs, sur le web et de l’importance du temps. Et là, la petite musique a commencé à me parler notamment sur deux points.

La métaphore du nouveau quartier:
En effet, au cours de ma vie, j’ai beaucoup déménagé et souvent dans des pays étrangers quoique francophones. À chaque fois, j’ai dû me faire un nouveau réseau de connaissances et d’amis et me faire à ce nouveau milieu. Ce n’est jamais évident et ça prend du temps, on ne fait pas connaissance avec de nouvelles personnes du jour au lendemain, loin s’en faut. il faut en général quelques mois, ou plus, quelques années, avant de sentir à l’aise, voire chez soi, dans un autre pays. Et, justement, cette notion du temps qui a été abordée lors de l’échange avec Louise Merzeau me paraît très importante dans le tissage d’un réseau, sur internet comme dans la vraie vie.

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Je rajouterai juste un élément: comment fait-on connaissance avec des inconnus?
Il faut aller vers les autres et ne pas rester dans son coin à attendre qu’ils viennent vers vous. Ils ne vous connaissent pas, ils ont leurs amis et vous ne les intéressez pas forcément… au premier abord. En fait, c’est aux petits nouveaux de faire le premier pas, de dire bonjour, de se présenter. Et petit à petit, les anciens posent des questions et viennent vers nous. Avoir été confronté un certain nombre de fois avec ce problème vous incitera aussi à aller à la rencontre des gens, même une fois que vous avez fait votre nid quelque part … On apprend aussi à garder sa porte ouverte.

Au final, se sentir chez soi dans le web induit les mêmes comportements que pour se sentir chez soi dans la vraie vie, même si nos voisins sont parfois très éloignés.

L’immersion:
Être immergée dans un autre milieu, sans en connaître les codes n’est pas évident, non plus. Mais c’est en fait un sacré gain de temps, et bigrement efficace. Le parallèle avec l’apprentissage des langues me paraît très parlant. Si on attend de dominer la langue, on ne la parlera jamais ( et c’est un peu mon cas, malheureusement).
Et là, ça rappelle aussi la fameuse noyade d’itypa. Quand on arrive, on est complètement perdus, on n’a plus de repères, et ma foi, quand faut y aller, faut y aller! Pas d’autre solution! Ne pas avoir peur de plonger, d’essayer, de recommencer, d’avoir des doutes…

C’est vrai que j’ai eu du mal, comme beaucoup à produire des billets de blog, même à intervenir dans les forums, mais c’est en sciant que Léonard de Vinci…

C’est vrai le regard des autres peut faire un peu peur, mais je ne prétends pas intéresser les foules, très peu liront ce billet. Mais en l’écrivant, je sais que j’ai retenu au moins deux, trois choses de l’intervention de Laurence Merzeau, et que quelque part sur mon blog, je me sens chez moi… Mais la porte reste ouverte!

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Un commentaire pour Se sentir chez soi, mais garder la porte ouverte…

  1. Marina Vera-Perez dit :

    C’est joliment dit et intéressant !

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